Comment fonctionnent les dispositifs anti-ronflement : repositionnement de la mâchoire et expansion des voies respiratoires nasales
Les dispositifs d’avancement mandibulaire élargissent les voies respiratoires supérieures en déplaçant doucement la mâchoire vers l’avant et en maintenant la langue dans une position qui ouvre les voies respiratoires.
Ces appareils buccaux sur mesure repositionnent la mâchoire vers l’avant pendant le sommeil, avec un déplacement moyen documenté de 3 à 5 mm (cela peut être plus important). Ce réglage empêche la base de la langue de retomber dans la gorge et réduit les mouvements rapides du voile du palais, principale cause du ronflement pharyngé (ou nasopharyngé).
Ces dispositifs utilisent les principes de l’orthodontie ou de la chirurgie dentaire pour exercer une certaine pression sur les dents afin de maintenir les voies respiratoires sans endommager les dents.
Les dilatateurs nasaux des voies respiratoires réduisent la résistance à l’écoulement de l’air et, dans le cas des dilatateurs externes, contribuent à ouvrir les narines. Les dilatateurs internes (ou dilatateurs de la valve nasale) soutiennent les voies respiratoires nasales au niveau de la valve nasale.
Les dilatateurs nasaux des voies respiratoires utilisent deux méthodes différentes pour aider à ouvrir les voies respiratoires :
Les dilatateurs externes (ceux qui ressemblent à des pansements adhésifs) soulèvent les parois externes du nez afin de réduire la turbulence des voies respiratoires de 30 à 45 %. Ils contribuent essentiellement à ouvrir le nez, ce qui améliore le débit d’air.
Les stents internes, ou valves en silicone, tout comme les premiers, sont considérés comme des éliminateurs d’obstacles de zone 1 (et, dans ce cas précis, la valve nasale) ; ils permettent d’élargir la surface de section transversale de 25 % afin de réduire la résistance au niveau de la valve nasale.
Les deux types aident à ouvrir les voies respiratoires, mais les dilatateurs nasaux agissent plus en arrière ou vers le bas de la gorge et sont tout aussi inefficaces.
Le dispositif anti-ronflement adapté et l’anatomie de l’origine du ronflement
L’identification de l’origine du ronflement constitue la première étape pour déterminer quel dispositif anti-ronflement utiliser. Cette approche est documentée dans les études cliniques portant sur les dilatateurs nasaux et les gouttières anti-ronflement.
En ciblant spécifiquement le ronflement nasal primaire, l’efficacité des dilatateurs nasaux atteint 72 %. En revanche, ils ont très peu d’effet sur les vibrations oropharyngées, c’est-à-dire les vibrations provenant de la gorge.
Ces dispositifs agissent soit en élargissant l’espace de la valve nasale, soit en soulevant les narines afin de réduire la résistance à l’écoulement de l’air. Toutefois, s’ils sont utilisés par une personne souffrant de congestion nasale ou de cartilages faibles, ils ne produisent aucun effet. Selon une étude publiée en 2023 dans Sleep Medicine Reviews, aucune amélioration n’a été observée dans les cas de flottement du voile du palais.
Les gouttières anti-ronflement affichent une réduction du ronflement d’origine pharyngée comprise entre 65 % et 85 %. En revanche, lorsqu’il s’agit d’obstructions nasales isolées, aucune réduction n’est constatée.
Les dispositifs d’avancée mandibulaire (DAM) agissent en tirant la mâchoire vers l’avant et en empêchant l’affaissement de la langue. Il s’agit d’une obstruction qui cible directement l’espace oropharyngé comme source de ronflement. Toutefois, en ce qui concerne les voies nasales, les DAM ne sont pas efficaces. Des études montrent que lorsque l’obstruction nasale dépasse 50 %, les DAM échouent à résoudre le ronflement.
Identifier la cause de votre ronflement déterminera le dispositif que vous choisirez. Les problèmes situés dans la gorge ne seront pas corrigés par des dispositifs nasaux, et les troubles des sinus ne seront pas résolus par un repositionnement de la mâchoire.
Adéquation clinique : Évaluation des dispositifs anti-ronflement
Les protège-dents présentent les contre-indications suivantes : troubles de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM), parodontite non traitée ou instabilité dentaire importante
Pour que les dispositifs d’avancée mandibulaire (DAM) fonctionnent, les patients doivent avoir des mâchoires et des dents fortes et saines. Les patients souffrant de troubles de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM) ne doivent pas utiliser ces dispositifs, car ils augmenteraient la pression sur les articulations mandibulaires déjà compromises. Les patients présentant une maladie parodontale non traitée ou des dents mobiles dues à une récession gingivale ne sont pas éligibles aux DAM. Ces dispositifs peuvent, et font souvent, aggraver l’état des tissus et provoquer des déplacements dentaires. Bien que les dispositifs sur mesure soient supérieurs aux dispositifs standard disponibles dans le commerce, ils ne corrigent pas les structures faibles ou compromises. Les chirurgiens-dentistes mettent fréquemment les patients en garde contre ces risques lorsqu’ils envisagent une réalignement mandibulaire.
Limites des dilatateurs nasaux : Ils ne sont pas efficaces en cas d’hypertrophie chronique des cornets ou de déviation de la cloison nasale
Les dilatateurs nasaux comprennent les petites bandes ou cônes qui s'insèrent à l'intérieur du nez d'une personne. Ils sont particulièrement efficaces en cas d'affaissement des valves nasales ou de vibration excessive des tissus nasaux. Toutefois, ces dispositifs ne sont pas conçus pour traiter les problèmes structurels tels que la déviation septale ou l'hypertrophie des cornets, dans lesquels les cornets ne peuvent pas rétrécir. Ces anomalies obstruent physiquement les voies nasales à des endroits que les dilatateurs ne sont pas en mesure de traiter, ce qui rend alors une intervention chirurgicale nécessaire. Les anomalies structurelles de l'anatomie nasale constituent un point d'arrêt dans le traitement du ronflement, constaté fréquemment après une utilisation prolongée de dilatateurs nasaux.
Utilisation dans la vie réelle : confort, observance et adhésion à long terme aux dispositifs anti-ronflement
Les données sur l'observance montrent que les dispositifs d'inhalation (dilatateurs nasaux) présentent un taux d'abandon de seulement 19 % sur trois mois, tandis que les dispositifs d'avancée mandibulaire (DAM) affichent un taux d'abandon de 41 % sur la même période.
Des études cliniques ont montré que les dispositifs d’avancement mandibulaire (DAM) présentent un taux d’abandon de 41 % après 3 mois d’utilisation, tandis que les dilatateurs nasaux affichent un taux d’abandon nettement plus faible, d’environ 19 %. Cette différence s’explique en grande partie par des problèmes de confort. Les utilisateurs de DAM se plaignent de douleurs aux mâchoires, d’une hypersalivation et d’une pression exercée sur leurs dents. Les dispositifs nasaux ne provoquent qu’un inconfort léger. La plupart des personnes s’habituent aux dispositifs nasaux en seulement 1 à 2 semaines, alors que les utilisateurs de DAM nécessitent 3 à 6 semaines pour s’habituer suffisamment au dispositif afin de poursuivre son utilisation. Ce premier inconfort constitue le principal obstacle à franchir pour assurer une utilisation continue du dispositif.
Facteur DAM Dilatateurs nasaux
arrêt après 3 mois 41 % 19 %
Problèmes d’inconfort courants Douleur mandibulaire, déplacement dentaire Inconfort des narines
Durée moyenne d’adaptation 4 semaines 10 jours
L'écart de conformité de 22 % illustre comment la tolérance anatomique influence l'impact pratique de l'utilisation du dispositif. Les patients qui privilégient le confort et continuent d'utiliser le dispositif connaissent généralement la plus forte réduction du ronflement grâce à des solutions alternatives moins susceptibles de provoquer un inconfort.
FAQ
Quel dispositif anti-ronflement convient à une personne souffrant de ronflement nasal et pharyngé ?
Pour une personne présentant à la fois un ronflement nasal et pharyngé, l'association d'un dispositif d'avancée mandibulaire (MAD) pour la composante pharyngée et d'un dilatateur nasal pour la composante nasale pourrait offrir les meilleurs résultats. Toutefois, il est essentiel qu’un professionnel de santé évalue la situation afin de déterminer la solution la plus appropriée.
Les dispositifs d'avancée mandibulaire (MAD) sont-ils sûrs à utiliser ?
Oui, l’utilisation des DMO comporte des risques. Par exemple, ceux-ci pourraient inclure des troubles de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM), une maladie parodontale non traitée et des dents instables. Les DMO exercent une pression sur les mâchoires, ce qui peut aggraver ces affections. Il est donc important d’en discuter avec un professionnel dentaire avant d’utiliser une DMO.
Que faire en cas d’inconfort causé par les dilatateurs nasaux ?
Si les dilatateurs nasaux vous causent de l’inconfort, assurez-vous de les régler afin qu’ils s’adaptent mieux à votre nez. Si l’inconfort persiste, envisagez d’utiliser un dilatateur nasal externe. Si vous ressentez encore de l’inconfort après ce changement, vous devriez consulter un spécialiste en ORL afin d’explorer d’autres options.
Table des matières
- Comment fonctionnent les dispositifs anti-ronflement : repositionnement de la mâchoire et expansion des voies respiratoires nasales
- Les dilatateurs nasaux des voies respiratoires utilisent deux méthodes différentes pour aider à ouvrir les voies respiratoires :
- Adéquation clinique : Évaluation des dispositifs anti-ronflement
- Limites des dilatateurs nasaux : Ils ne sont pas efficaces en cas d’hypertrophie chronique des cornets ou de déviation de la cloison nasale
- Facteur DAM Dilatateurs nasaux